Tourisme

 Entre Arles et les Baux, les admirateurs d'Alphonse Daudet pourront faire un pélerinage littéraire en se rendant par une route bordée de pins magnifiques, jusqu'au village de Fontvieille et son moulin, d'où le grand conteur a daté ses «Lettres».
 Au vrai, quand Daudet venait à Fontvieille, il séjournait au château voisin chez des amis, et c'est à Paris qu'il a écrit ses contes. Mais il aimait à flâner tout en écoutant les récits du meunier et à rêver sur la colline du moulin, d'où l'on embrasse tout le cadre de son œuvre provençale. La vue s'étend sur la plaine du Rhône, Montmajour, les châteaux de Beaucaire et de Tarascon, la Montagnette, les Alpilles.
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Sur Wikipedia:
Fontvieille
Alphonse Daudet
Le moulin de Fontvieille (de son vrai nom "Moulin Ribet" ou aussi "Moulin Saint-Pierre") fut construit en 1814.
Par sa situation, le territoire de Fontvieille était depuis l'Antiquité un lieu de prédilection pour la construction de moulins à blé. Sur le territoire de Fontvieille, la meunerie gallo-romaine hydraulique de Barbegal en témoigne encore.
Les moulins à vent des collines autour du village ont fonctionné du XVIIIe siècle jusqu'au tout début XXe siècle.

"Tout autour du village, les collines étaient couvertes de moulins à vent. De droite et de gauche, on ne voyait que des ailes qui viraient au mistral par-dessus les pins, des ribambelles de petits ânes chargés de sacs, montant et dévalant le long des chemins ; et toute la semaine c'était plaisir d'entendre sur les hauteurs le bruit des fouets, le craquement de la toile et le Dia, hue ! des aides-meuniers... Le dimanche, nous allions aux moulins, par bandes. Là-haut, les meuniers payaient le muscat. Les meunières étaient belles comme des reines, avec leurs fichus de dentelles et leurs croix d'or. Moi, j'apportais mon fifre, et jusqu'à la noire nuit on dansait les farandoles. Ces moulins-là, voyez-vous, faisaient la joie et la richesse de notre pays."
(Les Lettres de mon Moulin - Le secret de Maître Cornille - Alphonse Daudet.)


Mesurant 5,60 m de haut et percé d'une seule porte sur sa tour de 6 m de diamètre, il dépendait du groupe de ces moulins dits de Rome qui comprenait le moulin Ramet et le moulin Tissot. L'un d'eux fut construit en 1791. Le moulin de Fontvieille fut acquis en 1923 par Hyacinthe Bellon et transformé en musée Alphonse Daudet. Il a cessé de moudre en 1915. Les réquisitions de blé et d'hommes de la Grande Guerre et la concurrence des minoteries industrielles eurent raison de l'activité du moulin. Il est classé aux Monuments Historiques depuis le 6 mars 1931 comme les moulins de Rome qui l'avoisinent, mais ils sont en état de délabrement, voire complètement ruinés. Daudet s'est fortement inspiré de son cadre et de son meunier pour écrire "Les lettres de mon moulin" et les aventures de "Maître Cornille".
La Société des Amis du moulin de Daudet le restaure en 1933. Il est le moulin le plus connu de la région, il a reçu le regard de millions de visiteurs. Mais il ne tourne plus depuis longtemps, ses ailes sont bloquées et fixées au sol. A l'intérieur, en haut de la tour, on peut lire les noms de tous les vents qui soufflent dans la région et on aperçoit le chemin crémaillère qui permettait d'orienter les ailes au vent. Les ailes ont été restaurées en 1988, mais le vent parfois violent dans la région les a cassées. Elles ont été refaites une nouvelle fois début 2005. Près du moulin, dans la cave de la bluterie, un petit musée est consacré à Alphonse Daudet.